nécessité. [Gao Xingjian] La Montagne de l'âme
Safari citadin : ouvert !
Croquis, couleurs, photos, carnet et plan, voici l’équipement.
C’est la chasse au divertissement pour les enfants,
la traque à l’insolite pour les plus
grands.
Encore un prétexte
pour célébrer les liens privilégiés entre ceux qui aiment perdre leur temps, les découvertes inutiles, l’art, l’air du temps et les rencontres inopinées.
1ère partie avec la pluie et 1ère déception aussi.
C’est ma fête !
Sainte
Ida !
Mon prénom ? Du tout, du tout
Mon
pseudo ? Souvent, souvent
J’aime ce petit prénom pratique au prestigieux passé :
Souvenir de mon enfance, rue Jules Ledin,
la blondeur de la grande Ida, voisine de ma grand-mère,
Ida Rubinstein,
La grande danseuse
russe,
Ida,
nymphe de la mythologie grecque.
Celle-ci me ravie et me sied à
point quand mon cœur s’égare
vers l’homme descendant des îles antiques.
(I'm B. Jones Day-23)
Serais-je à l’instar du poète honni par sa communauté ?
Poèmes impies publiés dans la discrétion,
recherche insatiable de vérités, graal, plaisirs éphémères.
Pouvons-nous
encore célébrer le souffle
qui fait s’éclore les camélias et s’éteindre les Nations ?
1000 ans déjà,
l’esprit
libre choisit toujours le lieu de sa soumission
l’esprit libre choisit toujours
le lieu de sa soumission
[…] CIX
Je ne suis pas toujours maître de moi-même…
que puis-je y faire ?
Et je souffre pour mes actions…
que puis-je y faire ?
Vraiment, je crois à ton pardon généreux,
Tant j’ai honte de penser que tu as vu mes actes…
mais que puis-je y faire ?
[…] CXV
Bien que je sois venu, très humble, à la mosquée,
Par Dieu ! je n’y suis pas venu
pour la prière ;
J’y suis venu pour y voler un tapis de prière
Que le péché use… et j’y suis retourné
plusieurs fois.
Quatrains, Omar Khayyâm, traduit du perse, 1080 env.
Je ne la trouve plus.
Je la cherche.
Quelquefois je
l’oublie.
Je la cherche encore, dans le creux lointain de mon souvenir, dans les vaines promesses, la guidance.
Me l’aurait-on volée ?
Un coup de passe-passe, illusion stupéfiante de liberté,
analgésie.
Aucune ruse, près de moi, pour me la dissimuler, personne.
M’aurait-elle abandonnée ?
Au dos de mon indifférence, le vide et le plein en
équilibre.
Qui d’elle ou de moi retrouvera l’autre ?
Qui d’autre peut nous concilier ?
Lui, le voudra-t-Il encore, diriger cette âme rebelle ?
A Lui Seul, tout est possible.
(I'm B. Jones, Day -26)
Dans le métro, en pleine élaboration mentale de ma petite logistique matérielle, la fin du film « Trainspotting » m’est revenue
à l’esprit.
J’ai revu le héros, au sortir de sa vie déjantée et violente, partant dans Londres, tout sourire, le pactole sous le bras, rêvant sa vie future, dans une énumération infinie de choix…
Toute une liste de merde, soyons lucide, qui constitue le rêve doré d’une normalité sociale occidentale clean.
Le bonheur est dans la cité ! N’est-il
pas ?
Ouverture de
la porte saloon en forme de test de Rorschach,
(François Curlet, 1999),
balade démente en vélo, sous LSD, dans un
parc de Berlin
(Rodney Graham, 2001)
départ pour le
désert californien où se projette "l’Invisible film"
(Melik Ohanian, 2005)
passage sensoriel dans un volume immatériel
lumineux
(Antony McCall, 2003)
puis constitution, selon le mode accumulatif
de l’artiste, de notre « Never Ending Book »
(Allen Ruppersberg, 2007)
Toute petite grève!
Une journée de grève TCL est en réalité journée de trêve !
Oui, oui, cassée l’habitude, brisée, la vieille routine !
Les usagers s’organisent, attendent, patientent, et sous couvert du mécontentement, se mettent à se causer sans retenue, les
jeunes avec les vieux, les ménagères de quartier avec les hommes d'affaires préssés...
C’est prétexte à tout : les retards inconditionnés, les entre-aides spontanées, on s’emmène, on partage, on trottine, on vélove, on profite d’un autre temps, et du
printemps !