nécessité. [Gao Xingjian] La Montagne de l'âme
Ce jour, le vent bleu, les graines de flamboyants s'échoient.
Les mots déjà abattus, je vais sans peur,
grisée, sans doute, aux effuves du pouvoir.
La tempête vint, vive, froide et cinglante.
Malheureux renard !
Aux jeux des amours sans les hasards,
en bon vieux singe cependant,
fit la
Pirouette étonnamment !
Le jardin de pins – Aussi féroce qu’un tigre, Yangjiang Group, 2009
Transportée dans le jardin des pins.
Installation céleste ou tout se superpose.
Devant nous, les restes palpables,
déchets, détritus d’un passé proche, des hommes ont festoyé ici ; la-bas, artificielle, la vidéo nous restitue, au présent, ce qui vient de se dérouler.
Buveurs, parieurs, braillards, vulgaires, chinois aux accents forts, s’imposent par leur présence inaccessible dans ce jardin de pins parfaitement calme et
esthétique.
Tradition chinoise, tripot de jeux, marqué par les tigres ancestraux, sérénité des conifères et des galets gris, calligraphie en transparence, transposition des époques jusqu’aux tableaux
lumineux des cotations, aux pictogrammes saturés de couleurs.
D’abord chaussettes usagées ou vieilles serviettes éponges noircies,
puis devenues support d’objets miniatures au raffinement extrême,
ces constructions nous emmènent d’un coup dans un autre univers.
Superbe !
Sculptures, Takahiro Iwasaki, 2001-2008
Cette biennale offre
"La vraie magie
du quotidien"
et les ustensiles usuels de nos demeures se re-présentent à nos yeux dans de doux écrins pour devenir de
véritables objets artistiques,
et la poésie se balade entre le labeur des hommes et les murs de la
Sucrière.
Se concrétisent mes actes de pupitre :
Balade (exquise) vient d’être.
Et dans l’angoisse de
l’angoisse de
je pétris les souvenirs dans l’attente du bon
pain.
L’art de Sophie Calle par Christine
Macel :
"l’association d’une image et d’une narration, autour d’un rituel autobiographique,
qui tente de conjurer l’angoisse de l’absence, tout en créant une relation à l’autre
contrôlée par l’artiste."
Iron man, Alan Vega, 1983 (Collection Ric Ocasek)
Oh, Alan Vega!
Oh, Créateur du pigment de lumière!
Sait-il concentrer tous les symboles sur la croix,
les Marilynes et autres modernismes post guerre, tous sur le pilori.
De la violence, de la commémoration, du sacré désacralisé,
avec toujours ce petit cœur électrique, vivant d’artifice,
permanence troublante qui nous émeut pour l’éternité.